Histoire/Patrimoine/L'histoire de Charentay
L'histoire de Charentay
Le bloc erratique de ChêneCharentay dont le nom a été modifié plusieurs fois au cours des siècles (Carentos – Villa Carenthia – Charenthahie – Hiarentay – Charentay) provient du mot celtique "carentos" qui signifie amitié.
Cinq siècles avant notre ère, à l'époque de la Tène, n'existait dans notre région que trois agglomérations : Béligny, Charentay, et Ronno. Le bloc erratique de Chêne datant vraisemblablement de cette période.
Des populations errantes venant du nord, après avoir traversé le Rhin recherchaient vers le sud une température plus clémente, auraient trouvé sur l'emplacement de Charentay une source abondante, qui n'a jamais tari au cours des siècles, et ainsi trouvé des pâturages pour nourrir de nombreux bestiaux.
Deux occupations autrichiennes ont également marqué l'histoire de notre village, la première le 17 mars 1814, par un contingent de 45.000 hommes concernait également les communes de Odenas, et la Varenne. La seconde le 10 juillet 1815 initiée par 5 hussards autrichiens.
Le 19 juin 1940, une colonne de 180 militaires allemands venant de Belleville, s'installa dans le Parc pour l'après-midi et la soirée, remplacée le lendemain par 12 officiers et 120 hommes de troupe qui établirent leur campement à Sermezy jusqu'au lendemain 08 heures.
Le village dont les rues sont tortueuses du fait de sa traversée par le ruisseau du Sancillon ne comprenait qu'un seul pont, celui de la Grange Bourbon construit en 1821. Village de commerçants et d'artisans, 3 cabaretiers, 3 épiciers, 3 barbiers, 2 maréchaux-ferrants, 1 maçon, 1 charpentier,1 menuisier, 1 sabotier, et surtout 30 tonneliers occupaient le vieux village au début du XIX ème siècle. Fermiers et vignerons se répartissant dans les 12 hameaux de Charentay qui tous possédaient un four banal où le pain était cuit pour 2 semaines.
Comme Rome a sept collines, Charentay a sept coteaux : Néty, Garanche, Monternot, Pierreux, Bonège, Vury, La Pilonnière, et également sept ruisseaux : La Mézerine, Le Sancillon, Le Petteret, Le Nerval, de Charron, le Falcon, La Vauxonne.
De même sept croix de chemins existent encore sur la commune : la croix de la Place publique, la croix de la Grange Bourbon, la croix de Monternot, la croix de Sermezy, la croix de Vuril, la croix du Gaillard .
La chapelle Saint Pierre construite vers le Xe ou XIe siècle orientée d'est en ouest offre un magnifique panorama sur la vallée de la Saône.
L'église Saint Martin fondé par Béraud, sire de Beaujeu qui vers 1052 de retour de pèlerinage à Rome avait promis d'élever six églises a été de nombreuses fois rénovée ou agrandie, sa dernière restauration datant de l'année 2000.
Le lavoir don de Madame Portier-Desvignes en 1859, qui respectait ainsi les dernières volontés de son époux a été déclaré le 13 mai 1860 par le conseil municipal "devoir être essentiellement et à toujours à l'usage du public qui en jouira gratuitement". Rénové en 2000, il continue d'offrir en permanence de l'eau à la population de Charentay et à ses vignerons pour leurs traitements.
La bascule datant de 1856 n'est plus utilisée depuis seulement ces trois dernières années.
Le monument aux morts érigé en octobre 1921 porte aujourd'hui le nom de 42 charentois morts durant la guerre de 1914-1918, et 5 victimes de la guerre de 1939.
Le dernier recensement de 1999 fait état de 1071 habitants, alors qu'en 1692 on dénombrait 86 feux (foyers) soit à peu près 450 habitants.
Tous nos remerciements aux enfants et à la famille de Monsieur Justin DUTRAIVE, secrétaire perpétuel honoraire de l'académie de Villefranche , qui nous ont permis de reprendre des textes et des documents de "Charentay, mon Village" héritage inestimable que nous a laissé cet illustre Charentois.

